Un pongiste lit un dictionnaire du tennis de table
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Toi aussi !

Perfectionne ton vocabulaire du Ping ! (2)

Les vieux briscards du ping répètent depuis longtemps leurs gammes. Les petits nouveaux de cette année commencent à prendre confiance. La deuxième phase est déjà bien entamée, il est à présent temps de perfectionner son vocabulaire de ping pour asseoir son niveau dans le domaine. Voici quelques mots et expressions à ré-utiliser lors des entraînements et compétitions pour être dans l’game. Ils vous permettront certainement aussi de briller auprès des amis que vous retrouverez cet été au tournoi du camping de la Bernerie-en-Retz.

Ping : abréviation du mot composé ping-pong. Ce terme permet d’assumer le côté beauf de notre Sport tout en le markettant un peu. L’activité devient alors populaire, laissant entrevoir l’espoir qu’elle n’est plus synonyme de célibat. “Je pratique le ping-pong” > je suis célibataire. “Je joue au ping” > j’ai un petit côté frères Lebrun qui fait rêver.

Picot : revêtement de triche autorisé. Le picot peut être court ou long pour brouiller un peu plus les pistes. A lui seul, ce revêtement génère des phobies chez certains pongistes. Son efficacité est sensiblement plus forte le dimanche matin lors du premier match de la journée.

Stockage d’énergie : les plaques à stockage d’énergie ont le pouvoir de transformer un piètre joueur en un super héros du top-spin. Elles minimisent les efforts physiques du joueur en propulsant les balles telles des catapultes, même si ce dernier est asthmatique et en pleine crise.

Trancher : action d’utiliser une partie de la raquette non-définie pour le jeu. La tranche peut être heureuse ou malheureuse. Cette zone de la raquette est souvent sous-estimée dans l’impact qu’elle a sur le score. L’incertitude entre une tranche heureuse ou malheureuse peut amener un écart de +1/-1 point, soit 2 points au niveau du score !

Baduf : terme souvent utilisé pour moquer son adversaire et s’élever en société. Lors d’une discussion au bar, “Il l’a remise baduf” permet d’exprimer le fait que votre adversaire n’a rien compris de votre effet, remettant la balle dans le bas du filet, parce que vous êtes un champion du toucher de balle.

Bâcher : action d’envoyer les balles dans les bâches délimitant les aires de jeu. Un pongiste qui bâche peut être : un pongiste imbus de sa personne qui tape n’importe comment pour prouver à son adversaire qu’il s’ennuie, un pongiste énervé qui ne trouve pas la profondeur du jeu parce qu’il se pense meilleur qu’il n’est réellement, un pongiste qui pour briller s’est acheté une raquette trop puissante pour lui.

Parpaing : se dit d’un coup unique pour faire le point. Balancer un parpaing consiste à mettre en action l’ensemble de son corps pour taper dans la balle comme pour taper dans un punchingball de fête foraine, et de se faire passer pour un gros dur.

Régule : terme symbolisant l’échauffement à la table. Contrairement à ce qu’elle pourrait signifier, la régule fait monter le rythme cardiaque et la température du corps. Elle est très utile les dimanches matins d’hiver dans les grands gymnases non-chauffés ; mais mal exécutée, elle peut être source de cris, liés aux doigts encore froids qui frappent la balle.

Gratte : nom donné à une balle chanceuse touchant le haut du filet ou cognant un angle de la table. Elle a deux vertus : celle de faire gagner le point à celui ou celle qui l’exécute et celle d’énerver profondément l’adversaire, lui faisant croire qu’une force surnaturelle agit contre sa personne.

Virgule : geste technique permettant à un joueur nul en top revers de pouvoir attaquer quand même. Elle a cela de particulier d’être peu utilisée / travaillée et donc de donner de la prestance à celui ou celle qui l’exécute. Elle est plus souvent faite en partant du milieu du corps pour tirer vers l’extérieur, lui conférant un style zorro. Elle peut aussi se faire en partant de l’extérieur pour revenir vers l’intérieur, lui conférant un style zéro.

Claquette revers : expression faisant référence à un petite frappe sadique du poignet et permettant de claquer la balle du revers. Se jouant proche de la table, dans un tournoi de camping-pong, elle peut être exécutée vêtu de sa cousine : la fameuse “claquettes-chaussettes”.

Poussette : activité rarement enseignée à l’entraînement et pourtant pleine de promesses. Elle permet de faire tourner bourrique les enfants en pleine progression, de faire baisser la tension artérielle et de maximiser le temps de jeu.

Jouer en Crabe : prisé par les pongistes en déroute financière (ou par ceux que l’on surnomme ‘Pince’), le jeu en crabe permet de n’utiliser qu’un revêtement de la raquette et donc d’économiser sur le matériel. Le pongiste qui joue ainsi doit avoir pleine confiance dans son revers, sans quoi il n’y a pas de jeu.

Snake : geste artistique consistant à faire onduler latéralement son bras, avant et après l’impact balle-raquette. Le snake permet de surprendre l’adversaire avec un rebond inverse à celui attendu. Par son côté spectaculaire, il permet à son détenteur de devenir “l’ami que tout le monde voudrait avoir” et de faire passer l’adversaire pour une personne complètement dé-coordonnée.

Cholley : cri de joie symbolique du tennis de table, signifiant que le point est acquis par son prononciateur. Entendu par un néophyte du ping, il vous fait passer pour un débile profond. Entendu par votre adversaire du jour, il vous fait passer pour un joueur déterminé qui ne lâchera rien jusqu’à la victoire.

Une femme vient de gagner son match de tennis de table, lève e bras et crie de joie

Vous voilà à présent paré d’un bagage linguistique conséquent. Il ne vous reste plus qu’à gagner vos prochains matchs et de vous emparer de ces mots et expressions pour briller à la table et lors des discussions d’après-matchs ! 

Charles, du NSJTT

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